En 1789, alors que la Révolution française débute, Mozart traverse une période difficile, marquée par des problèmes financiers et un manque de commandes. Il retrouve l’inspiration avec Così fan tutte et compose son Quintette pour clarinette et cordes en la majeur, créé le 22 décembre 1789 à Vienne avec son ami, le clarinettiste Anton Stadler, tandis que Mozart tient la partie d’alto. Comme Mozart, Samuel Coleridge-Taylor connaît une vie brève et intense. Né en Angleterre d’un père sierra-léonais et d’une mère anglaise, il doit surmonter les préjugés liés à sa couleur de peau. Inspiré par les musiques d’Afrique de l’Ouest et afro-américaines, il développe un langage post-romantique original. À seulement 20 ans, il compose son Quintette pour clarinette et cordes en réponse au défi lancé par son professeur Charles Villiers Stanford, qui affirmait qu’après Mozart et Brahms, rien de nouveau ne pouvait être écrit pour cette formation. Coleridge-Taylor relève le défi en signant sa première grande œuvre, nourrie d’influences anglaises et afro-américaines.
W. A. Mozart Quintette pour clarinette et cordes en la majeur K581
Samuel Coleridge-Taylor Quintette pour clarinette et cordes en fa# mineur op.10
Avec :
Éric Porche clarinette
Irma Barbutsa, Ariadna Teyssier violons
Sandra Delavault alto
Laurent Lagarde violoncelle
Matinée d’ateliers avec les musiciens du quintette et les élèves du CRC de Montceau-les-Mines qui se produiront en première partie du concert.
Production Orchestre Dijon Bourgogne